« Ailleurs, il y a but
Même si Laurent Blanc n'est pas revenu à chaud sur le but refusé à Jussiê dans les derniers instants, l'entraîneur bordelais reconnaissait un peu plus tard que la tête de son joueur aurait probablement été validée dans un autre stade qu'au Vélodrome. Laurent Blanc, êtes-vous satisfait de ce match nul contre Marseille ?
Je vais dire oui mais je crois que ce soir (dimanche soir), il y a une équipe qui s'est procurée des occasions, notamment sur des tirs lointains sur lesquels ils ont eu la malchance de rencontrer les poteaux et les transversales. On savait ce que l'OM allait nous proposer et on avait décidé de répondre présent dans ce domaine. Je crois qu'on l'a bien fait. Ce que je regrette un peu, c'est que quand on a eu la possibilité de jouer notre propre football, on ne l'a pas fait. L'intention était là mais c'est difficile parce qu'il y avait beaucoup de monde et les espaces étaient réduits. On savait que Marseille voulait nous presser pour que Bordeaux ne développe pas son jeu et je crois qu'ils y sont arrivés car Bordeaux aurait pu être meilleur dans l'utilisation du ballon.
Le but refusé par Monsieur Gautier était-il valable selon vous ?
Ils se chamaillent puis sur le corner, c'est je te tiens, tu me tiens, on se tient. Si on n'est pas au Vélodrome, peut-être qu'il y a but. Mais au Vélodrome, il y a faute. Il sanctionne la faute, il n'y a rien à dire pour moi, il n'y a pas de polémique. L'arbitre a vu faute, il sanctionne la faute, point.
Etait-ce un match tactique ?
C'était un match très tactique. Il n'y a pas eu de surprise de notre part. On sait que l'OM aime procéder par jeu très direct parce qu'ils ont des joueurs pour faire cela et notamment un atout offensif avec trois attaquants. Ils ne développent pas beaucoup de jeu mais ils sont tout de suite dans le camp adverse. On savait qu'il fallait répondre présent et bien défendre. Je l'avais dit avant le match et dans ce domaine, on a tout lieu d'être satisfait. Ce que je regrette, c'est qu'on avait la possibilité de pouvoir installer notre jeu. Or dans ce secteur, on aurait pu être meilleur. Je crois que c'est une qualité que Bordeaux doit avoir. Des matchs difficiles, on en aura dans la saison et on ne peut pas toujours faire ce que l'on veut.
« Personne ne voulait lâcher »
Les nombreuses pertes de balle vous inquiètent-elles ?
Dans les vingt premières minutes, on s'attendait à ce que Marseille essaye de nous bloquer pour essayer de jouer loin mais après ces vingt première minutes, on aurait pu et dû jouer un peu mieux, notamment en repartant de derrière. On ne l'a pas fait, c'est un petit regret, mais il faut connaître l'intensité du match. Même si dans les tribunes, ce n'était peut-être pas l'impression que cela donnait, je peux vous dire qu'il y a eu beaucoup de duels.
Cet OM-Bordeaux a-t-il été un beau match à vos yeux ?
Cela dépend de ce que vous caractérisez comme un beau match. Si vous attendez d'un beau match qu'il y ait des buts, ça n'a pas été le cas. Mais au ras de la pelouse, je peux vous dire que les duels étaient nombreux et durs. Il y a eu beaucoup de fautes de commises de la part des deux équipes parce que personne ne voulait lâcher. Dans le centre du jeu, dans le cœur du jeu, il y avait beaucoup de joueurs, donc peu d'espaces. Il aurait peut-être fallu un exploit individuel pour déverrouiller tout ça. Malheureusement, il n'y avait pas la place pour le faire.
Est-ce qu'une série s'arrête ?
Pour moi, la série qui s'arrête est celle des trois victoires de ce début de saison. Mais quand on joue des matchs à l'extérieur, faire trois victoires et un nul, c'est un bon début de championnat.
Avez-vous été inquiet durant ce match ?
Je l'ai été quand j'ai vu que les Marseillais arrivaient à tirer à mi-distance sans être très bouleversés. Mais on ne peut pas dire non plus que Marseille a pris la direction du jeu. Il faut les gêner dans les duels parce qu'ils sautent les lignes. Et dès qu'ils sautent les lignes, ils gagnent 50 mètres. Ils ont des joueurs pour ça. Maintenant, si vous calculez le nombre de ballons qu'ils ont perdus, c'est immense. Le problème, c'est qu'on n'a pratiquement pas joué au sol.
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