Si Grenoble a assuré son maintien en déjouant tous les pronostics, l'intersaison s'annonce difficile au pied des Alpes. Avec onze joueurs en fin de contrat et cinq en fin de prêt, le GF 38 est toujours dans l'inconnu. S'il n'apprécie pas de devoir se séparer de certains éléments, Mecha Bazdarevic ne s'inquiète pas pour l'avenir du club. « Mecha, malgré une situation sportive assurée, le GF 38 est toujours dans le flou concernant les seize joueurs qui arrivent en fin de bail...Non, on est pas dans le flou ! Je pense que dans tous les clubs, c'est pareil, on réfléchit. On doit attendre ce que vont décider les dirigeants, le passage devant la DNCG... On est dans une période de réflexion, il y a beaucoup de joueurs en fin de contrat. On sait simplement que Maxence Flachez ne prolongera pas puisqu'il va prendre sa retraite.
Les joueurs se montrent-ils patients ou agacés par cette situation ?Mais ils sont payés ! Ils ont accompli une saison magnifique, et si l'un d'entre eux est impatient, il n'a qu'à frapper à la porte des dirigeants, et il aura une réponse en un quart d'heure ! On ne sait pas quelle sera l'enveloppe, et puis il nous reste encore un match à jouer.
On imagine cependant que pour vous, qui dirigez ce groupe depuis deux saisons, il ne sera pas agréable de se séparer de plusieurs éléments.Oui, pour moi, c'est une situation très difficile. J'ai vécu deux saisons exceptionnelles avec ces garçons, mais la vie est comme ça, on va se séparer. C'est très difficile parce que je m'attache beaucoup aux joueurs, mais il faut prendre les bonnes décisions. Entre nous, les relations resteront les mêmes.
«J'ai eu des propositions pour partir, mais ici, il y a quelque chose à faire»L'objectif cet été est-il de se rajeunir, de construire autour de joueurs comme Paillot, Feghouli ou Romao ?Il faut se renforcer, pas se rajeunir. Après, bien sûr qu'on veut construire. Mais Paillot ne nous appartient pas, et si Feghouli veut partir, on ne s'y opposera pas. Mais s'il reste, on sera tous contents ! Ce serait vraiment bien qu'il reste encore quelques années.
Explorez-vous beaucoup la Ligue 2, à l'affût de bons joueurs à prix plus abordables ?En L2, il y a de très bons joueurs, mais très chers ! Regardez, on s'intéressait au Guingampais Eduardo (NDLR : qui s'est finalement engagé avec Lens) depuis six mois, mais on ne pouvait pas. Il y a des clubs plus riches que nous, il faut l'accepter...
Êtes-vous tout de même confiant pour l'avenir du club ?Bien sûr, je suis très confiant. Ce n'est pas évident, mais le club se structure. Les résultats sont exceptionnels, mais c'est quand même difficile. Il faut renforcer les structures, tout en étant suffisamment compétitifs sur le terrain.
En prolongeant votre contrat l'hiver dernier, vous avez prouvé que vous aviez envie de vous investir dans la progression de Grenoble ?Oui, mais on ne sait jamais. Je sais que je ne suis pas dans le meilleur club français, mais c'est vraiment intéressant. La région et la ville veulent nous aider, moi, j'attends de voir. Si les choses n'avancent pas suffisamment pour moi, j'irai à la pêche ! Vous savez, j'ai eu quelques propositions d'autres clubs, mais je suis resté, car ici, il y a quelque chose à faire. Après, si je veux, j'arrête... C'est épuisant, certes, mais magnifique. Ces deux saisons resteront gravées toute ma vie dans ma mémoire.
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