Des supporteurs de football marseillais s'en sont pris dimanche soir à leurs homologues bordelais, caillassant leurs cars, et deux d'entre eux étaient encore en garde à vue lundi.
L'agression s'est produite un peu avant l'entrée de l'autoroute à proximité du stade Vélodrome. Les supporters Bordelais, malgré l'escorte de police se sont retrouvés sous une pluie de cailloux. Le coût des dégâts pourrait atteindre les 20.000 euros...
Cyril Le Rousseau, jardinier à la mairie de Bordeaux faisait partie du voyage : « On est sorti du stade vers 00h15 escortés par les CRS. A 700 mètres du Vélodrome, on a vu sur la gauche des jeunes au loin. Une fois montés dans les bus, les jets ont commencé. Sur les huit cars, tous ont été touchés par des pierres. Ils ont ensuite envoyé des fumigènes mais aucun n'a pénétré dans les bus. Il y avait une à quatre vitres de brisées sur chaque bus.»
Deux individus soupçonnés d'avoir lancé les projectiles ont été interpellés et placés en garde à vue. L'un d'eux est mineur, indiquait-on hier au commissariat de Marseille.
Selon nos informations, des supporters girondins ont déposé plainte, de même que le transporteur.
L'affaire a mobilisé de gros effectifs de la police marseillaise. Le Préfet des Bouches du Rhône suivait également le dossier avec la plus vive attention.
Au final l'aire de stationnement sur laquelle étaient stationnés les autobus des Marines et Blancs s'est transformée en atelier de bricolage. Il s'agissait en effet de colmater les vitres ayant volées en éclat. les CRS placés en protection ont mis la main à la pâte. En vain car les protections n'ont pas tenu.
En attendant l'heure tournait et le retard s'accumulait. Le départ de la colonne des Girondins était prévu en minuit et une heure du matin. Finalement les autobus n'ont pas quitté la cité phocéenne avant cinq heures du matin.
Sudouest.com